Accueil   Ecrivez-nous   Plan du site   Se connecter      
Découvrir Bohain 
Présentation
Histoire
Personnages de Bohain
Les rues ont une histoire
Le Chêne Brûlé
La Maison Matisse
Patrimoine culturel local
Le Blason
Découvrir Bohain

Patrimoine culturel local


Sur les pas du circuit d'interprétation "Bohain aux couleurs de Matisse"


Le parcours, matérialisé par des clous au sol, guide le visiteur à travers les lieux d'histoire de la ville. A chacun des huit points du circuit, un pupitre présente l'histoire du lieu.

Pour tout renseignement, contactez Véronique Wright :
email : maisonmatisse@bohainenvermandois.fr

 La Maison familiale d'Henri Matisse - 26 rue du Château


La famille Matisse
La famille Matisse

Avec leur premier fils Henri Émile Benoît, âgé de huit jours, Émile Hippolyte Henri et Anna Héloïse Matisse s'installent à Bohain en 1870, pour reprendre la gestion d'une graineterie à l'angle de la rue Peu d'Aise et de la rue du Château. Né au Cateau et élevé à Bohain, Matisse passe près d'une vingtaine d'années entre le Nord et l'Aisne, terres de jeunesse vers lesquelles il se retourne à la fin de sa vie.
La maison familiale, au 26 rue du Château, comporte une partie habitation, un magasin et un atelier de préparation des graines avec son écurie attenante pour les chevaux de trait. La mère d'Henri tient le magasin dans lequel elle vend des graines au détail et des couleurs, tandis que son père fournit des semences, engrais et fourrage en gros aux cultivateurs de la région.
Dans cette maison du centre de Bohain, la famille s'agrandit. Les Matisse donnent naissance à émile Auguste en juillet 1872, qui décède juste avant son deuxième anniversaire, et à Auguste émile en juillet 1874. C'est ce petit frère qui, quelques années plus tard, reprendra la graineterie familiale. La vie de la maison est rythmée par un labeur sans répit, par une rigueur et un acharnement au travail. La persévérance, l'obstination et la ténacité dont fait preuve Matisse toute sa vie prennent naissance durant sa jeunesse dans la région.

 Le Lion et les "Quinze pas" - Rue du Château


Fontaine du Lion
Le lion

A l'angle que forme la rue du Château, à quelques pas de la graineterie des Matisse, le Lion se dresse avec élégance et fierté sur son socle servant aussi de fontaine. L'animal symbolise la richesse et la prospérité de la grande cité textile que devient Bohain à la fin du XIXème siècle. Sur le socle taillé dans la pierre bleue du Nord, l'animal coulé dans la fonte impressionne par sa prestance.
A quelques mètres de la statue, l'escalier autrefois en pierre bleue, surnommé les "Quinze Pas", relie le centre de la ville à ses enceintes : d'un côté les ruines et les passages souterrains du château médiéval, de l'autre les champs avec, non loin de là, le vieux Chêne Brûlé. Cet arbre plusieurs fois centenaire est incendié par trois fois : par les Espagnols d'abord en 1636, qui occasionnent une profonde cavité dans son tronc, en 1930 ensuite et en 1971, après une soirée d'élections mouvementées. Ce troisième coup lui est fatal.

 La Chapelle Blanche - Rue de la Montagne Blanche


Chapelle Blanche
Chapelle Blanche

La Chapelle Blanche est construite en 1863, sur le terrain donné à la ville de Bohain par M. et Mme Richard, cafetiers. Elle a abrité pendant des années une statuette de la Vierge, en plomb, datant probablement du XIIIème siècle et trouvée à l'endroit exact où s'élève la chapelle. Dès sa construction, la Chapelle Blanche est un lieu de procession. Tous les ans, au 15 mai puis au 15 août, les bohainois participent à ce rassemblement religieux. L'événement célèbre le 15 mai 1716, date à laquelle un ouvrier, qui travaillait dans une marnière à tirer des pierres blanches pour faire de la chaux, a trouvé une image de la Vierge.
Nombre de miracles sont attribués à la Chapelle Blanche et à ces deux objets sacrés, la statuette et l'image de la Vierge. Pour rendre au Ciel tous ses bienfaits, les bâtisseurs de la chapelle ont reproduit le firmament sur son dôme, couvert le sol d'un carrelage étoilé et orné l'extérieur de la porte par des étoiles en fonte.

 Les usines et fabriques Rodier - Rue de la Fabrique


Métier de la Maison Rodier
Etablissements Rodier

En matière de tissage, la fabrique de Bohain est très réputée. Soie, laine, lin, coton, fils de métal précieux se transforment en étoffes de luxe, en tissus d'ameublement ou en tissus haute nouveauté. La haute couture parisienne se fournit à Bohain en velours tissés à la main, soies, cachemires, mérinos, pour ses collections d'hiver ; et en gazes de soie, tulles, voiles et foulards raffinés pour l'été.
Certains directeurs de tissage tirent admirablement profit de cet essor économique. Auguste Rodier fonde ainsi la Maison Rodier, qui succède à un vieux tissage bohainois datant de 1825. Les établissements ouvrent leurs portes en 1852 rue du Diacre, aujourd'hui rue Marcel Dubourg, et déploient leurs imposants bâtiments sur tout un quartier de la ville. Empire du textile de haute fantaisie, la Maison Rodier travaille pour les grandes maisons parisiennes et fait battre jusqu'à 1 500 métiers à domicile à Bohain et dans les environs de la ville. De toutes ses productions, les châles et les écharpes sont sans nul doute celles qui forgent la réputation et la notoriété de la maison Rodier.

 Le cimetière - Rue du cimetière


Les parents d'Henri Matisse
Les parents d'Henri Matisse - copyright : Héritiers Matisse

Dans ce lieu de mémoire et de recueillement de Bohain reposent des personnages dont l'histoire a marqué la vie de la commune. Parmi ceux-ci, les parents du jeune Matisse, émile Hippolyte Henri et Anna Héloïse, décédés en 1910 et 1920. Ils ont tous deux joué un rôle marquant dans l'éducation et le destin de leur fils, son père par l'enseignement de la ténacité au travail, sa mère par sa douceur et son soutien sans faille. Sur la pierre d'une autre tombe apparaît le nom de Charles Gadel. Ce constructeur né à Guise a fondé une fabrique d'accessoires de tissage à Bohain et déposé trois brevets de mécaniques d'armure, devenant ainsi dans les années 1920 l'un des principaux producteurs européens de ce type de matériel.

 Au 24 de la rue Fagard


Rue Fagard
Rue Fagard

Au printemps 1903, Matisse revient vivre à Bohain, pour la première fois depuis son départ pour Paris en 1891. Incapable de peindre depuis un an, accablé par la fatigue et rongé par les soucis financiers, il vient se réfugier dans son pays natal, en quête de repos et de ressourcement. Il s'installe avec sa femme, Amélie, et leurs trois enfants de deux, quatre et huit ans, au 24 de la rue Fagard, une maison inoccupée appartenant à son père. La maison de deux étages offre une chambre mansardée sous un toit en pente. Cette pièce, aux dimensions réduites, éclairée par de petites lucarnes et une fenêtre côté cour, devient l'atelier de Matisse. C'est là qu'il peint Le Bouquet sur la table de bambou et l'Atelier sous les toits.

 Au 5 de la rue Fagard


Rue Fagard
Rue Fagard

C'est au 5 de la rue Fagard qu'habite l'un des amis les plus proches et les plus fidèles d'Henri Matisse, Gustave Taquet, un garçon débrouillard et plein d'humour. Les parents de Gustave tiennent à cette adresse l'une des seize épiceries de la ville.
Le jeune garçon est le meilleur camarade de classe de Matisse, à l'école primaire puis au collège de Saint Quentin. Adulte, Matisse continue d'entretenir des rapports étroits avec son ami d'enfance.
Gustave reprend l'affaire familiale et connaît la réussite sociale jusqu'à devenir l'un des piliers de la communauté bohainoise. Contrairement à son ami et à la volonté paternelle, Henri Matisse suit une autre voie que celle tracée par sa famille. Sa réussite n'en est pas moindre puisque sa notoriété artistique dépasse les frontières et en fait l'un des artistes majeurs du XXème siècle à travers le monde.

 l'Hôtel de ville - Place du Général de Gaulle


Hôtel de Ville
Hôtel de Ville

L'Hôtel de Ville de Bohain est inauguré le 14 avril 1884, après deux années de travaux. Il pointe vers le ciel son majestueux beffroi flamand. La commune, alors en plein essor, souhaite un Hôtel de Ville à la hauteur de la prospérité qu'engendre la production textile locale. Le maire de l'époque, M. François, artiste à ses heures, contribue à la décoration intérieure des lieux : nombre de tableaux, portes sculptées, dessins sont l'œuvre de sa main. 
Mais la Grande Guerre porte un coup fatal à l'édifice. Les Allemands l'incendient en 1918. L'équipe municipale décide de le reconstruire en 1922 et le maire de l’époque Paul Challe propose à émile Flamant, peintre fresquiste bohainois et contemporain d'Henri Matisse, de décorer la nouvelle Salle des Mariages. La fresque, d'une grande dimension est une allégorie représentant le Bohain de l'après-guerre. L'œuvre met  en scène de nombreux bohainois entourés de symboles de prospérité et de paix tout en magnifiant l'activité textile de la ville.



Découvrir Bohain - Vie municipale - Vivre à Bohain - Mairie en ligne - Actualité - Contact -
© Mairie de BOHAIN EN VERMANDOIS