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Vivre à Bohain > Culture > La Maison de Matisse > Présentation

Le circuit "Sur les pas de Matisse"


Le circuit "Sur les pas de Matisse"

Les étapes du circuit


 Le Lion et les "Quinze pas" - Rue du Château



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Le Lion ©Maison Matisse

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Le Lion ©Maison Matisse

A l'angle que forme la rue du Château, à quelques pas de la graineterie des Matisse, le Lion se dresse avec élégance et fierté sur son socle servant aussi de fontaine. L'animal symbolise la richesse et la prospérité de la grande cité textile que devient Bohain à la fin du XIXème siècle. Sur le socle taillé dans la pierre bleue du Nord, l'animal coulé dans la fonte impressionne par sa prestance.

 La Chapelle Blanche - Rue de la Montagne Blanche



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Chapelle Blanche ©Maison Matisse

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Chapelle Blanche ©Maison Matisse

La Chapelle Blanche est construite en 1863, sur le terrain donné à la ville de Bohain par M. et Mme Richard, cafetiers. Elle a abrité pendant des années une statuette de la Vierge, en plomb, datant probablement du XIIIème siècle et trouvée à l'endroit exact où s'élève la chapelle. Dès sa construction, la Chapelle Blanche est un lieu de procession. Tous les ans, au 15 mai puis au 15 août, les bohainois participent à ce rassemblement religieux. L'événement célèbre le 15 mai 1716, date à laquelle un ouvrier, qui travaillait dans une marnière à tirer des pierres blanches pour faire de la chaux, a trouvé une image de la Vierge.
Nombre de miracles sont attribués à la Chapelle Blanche et à ces deux objets sacrés, la statuette et l'image de la Vierge. Pour rendre au Ciel tous ses bienfaits, les bâtisseurs de la chapelle ont reproduit le firmament sur son dôme, couvert le sol d'un carrelage étoilé et orné l'extérieur de la porte par des étoiles en fonte.
C'est en 2006 que la municipalité décide de restaurer l'édifice.

 Les usines et fabriques Rodier - Rue de la Fabrique



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Ets Rodier©Maison Matisse

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Ets Rodier ©Maison Matisse

En matière de tissage, la fabrique de Bohain est très réputée. Soie, laine, lin, coton, fils de métal précieux se transforment en étoffes de luxe, en tissus d'ameublement ou en tissus haute nouveauté. La haute couture parisienne se fournit à Bohain en velours tissés à la main, soies, cachemires, mérinos, pour ses collections d'hiver ; et en gazes de soie, tulles, voiles et foulards raffinés pour l'été.
Certains directeurs de tissage tirent admirablement profit de cet essor économique. Auguste Rodier fonde ainsi la Maison Rodier, qui succède à un vieux tissage bohainois datant de 1825. Les établissements ouvrent leurs portes en 1852 rue du Diacre, aujourd'hui rue Marcel Dubourg, et déploient leurs imposants bâtiments sur tout un quartier de la ville. Empire du textile de haute fantaisie, la Maison Rodier travaille pour les grandes maisons parisiennes et fait battre jusqu'à 1 500 métiers à domicile à Bohain et dans les environs de la ville. De toutes ses productions, les châles et les écharpes sont sans nul doute celles qui forgent la réputation et la notoriété de la maison Rodier.

 Le cimetière - Rue du cimetière


Tombe des parents d'Henri Matisse©Maison Matisse
Les parents d'Henri Matisse©Maison Matisse

Dans ce lieu de mémoire et de recueillement de Bohain reposent des personnages dont l'histoire a marqué la vie de la commune. Parmi ceux-ci, les parents du jeune Matisse, émile Hippolyte Henri et Anna Héloïse, décédés en 1910 et 1920. Ils ont tous deux joué un rôle marquant dans l'éducation et le destin de leur fils, son père par l'enseignement de la ténacité au travail, sa mère par sa douceur et son soutien sans faille. Sur la pierre d'une autre tombe apparaît le nom de Charles Gadel. Ce constructeur né à Guise a fondé une fabrique d'accessoires de tissage à Bohain et déposé trois brevets de mécaniques d'armure, devenant ainsi dans les années 1920 l'un des principaux producteurs européens de ce type de matériel.

 Au 24 de la rue Fagard



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Le 24 de la rue Fagard©Maison Matisse

En février 1903, Henri Matisse est à bourt de forces. Il quitte Paris, malade et et épuisé, et revient vivre à Bohain avec son épouse et ses trois enfants au 24 de la rue Fagard, en quête de repos et de ressourcement.
La maison de deux étages, dans laquelle il s'installe, offre une chambre mansardée sous un toit en pente. Cette pièce, aux dimensions réduites, éclairée par de petites lucarnes et une fenêtre côté cour, devient l'atelier de Matisse. C'est là qu'il peint Le Bouquet sur la table de bambou et l'Atelier sous les toits, toile sombre et étouffante qui ne lui ressemble pas.
Il ne trouvera guère d'appuis dans la commune où il a grandi. D'ailleurs, n'y est-il pas qualifié de "barbouilleur" ou de "gribouilleur". A son ami Biette, Matisse confie son épreuve : "mon père me disait, il y a quelues jours, très en colère et humilié, que tout le monde me prenait pour un imbécile, et pourtant je ne l'étais pas... Le plus fort, c'est qu'il m'en rendait responsable."

 Au 5 de la rue Fagard



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Epicerie Taquet©Maison Matisse

C'est au 5 de la rue Fagard qu'habite l'un des amis les plus proches et les plus fidèles d'Henri Matisse, Gustave Taquet, un garçon débrouillard et plein d'humour. Les parents de Gustave tiennent à cette adresse l'une des 16 épiceries de la ville.
Le jeune garçon est le meilleur camarade de classe de Matisse, à l'école primaire puis au collège de Saint Quentin. Adulte, Matisse continue d'entretenir des rapports étroits avec son ami d'enfance.
Gustave reprend l'affaire familiale et connaît la réussite sociale jusqu'à devenir l'un des piliers de la communauté bohainoise.

 l'Hôtel de ville - Place du Général de Gaulle



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Hôtel de ville ©Maison Matisse

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Hôtel de ville ©Maison Matisse

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Fresque Emile Flamant ©Maison Matisse

L'Hôtel de Ville de Bohain est inauguré le 14 avril 1884, après deux années de travaux. Il pointe vers le ciel son majestueux beffroi flamand. La commune, alors en plein essor, souhaite un Hôtel de Ville à la hauteur de la prospérité qu'engendre la production textile locale. Le maire de l'époque, M. François, artiste à ses heures, contribue à la décoration intérieure des lieux : nombre de tableaux, portes sculptées, dessins sont l'œuvre de sa main. 
Mais la Grande Guerre porte un coup fatal à l'édifice. Les Allemands l'incendient en 1918. L'équipe municipale décide de le reconstruire en 1922 et le maire de l’époque Paul Challe propose à émile Flamant, peintre fresquiste bohainois et contemporain d'Henri Matisse, de décorer la nouvelle Salle des Mariages. La fresque, d'une grande dimension est une allégorie représentant le Bohain de l'après-guerre. L'œuvre met  en scène de nombreux bohainois entourés de symboles de prospérité et de paix tout en magnifiant l'activité textile de la ville.



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