En effet, à cette époque, la forêt a commencé à s'étendre et à prendre de l'importance dans le paysage. Cette prédominance de la forêt dans le paysage aurait donné le nom de la ville : BOS (bois) et HAM (hameau, village), le " village des bois ". Bien sûr, il existe d'autres hypothèses quant à l'origine du nom Bohain, mais celle-ci semble la plus probable.
Le premier seigneur connu de Bohain, Régnier de Bohain, se revendique seigneur de cette terre en apposant son sceau sur une charte passée à Cambrai en 1058.
On dispose de peu d'information sur Bohain à la période médiévale, mis à part que la commune était une ville frontalière à vocation défensive. Les descriptions architecturales de l'époque le prouvent. En effet, en 1667, dans la Géographie Blaviane, la ville de Bohain est décrite ainsi : " […] jadis munie de très bons bastions revêtus de pierre et ceinte de bons fossés pleins d'eau. Son château, garni de bonnes tours et murailles, est capable de résister aux efforts d'une bonne armée. "
Ce discours est riche d'enseignement : tout d'abord, on y apprend que la ville était protégée par une muraille et un fossé inondé. Aujourd'hui encore, certaines maisons se trouvant sur le tracé de l'ancienne muraille, possèdent un soubassement en vieux grès taillés.
Jusqu'au XIXe siècle, subsistèrent trois entrées de ville, protégées par des tours : la porte de Guise (en bas de la rue du Château), la porte de Cambrai (située rue Fagard) et la porte Saint-Antoine (en bas de la rue Francis de Pressensé). Une muraille joignait ces trois portes avec à l'extérieur un fossé (d'ailleurs, une rue actuelle de la ville qui emprunte le tracé de l'ancien fossé s'appelle la rue des Fossés).
Le tracé intérieur de la ville a peu changé au fil des siècles. Deux axes principaux se coupent au niveau de l'actuelle place du Général de Gaulle.